Depuis quelques années, je produis des installations
artistiques numériques programmées.

Bien que n’étant ni des films ni des jeux vidéos,
mes objets héritent des deux :
Variabilité, instabilité des objets.

Jouabilité de certains dispositifs, règles d’évolution pour
d’autres.
Mes objets sont évolutifs et hybrides,  ils associent des
règles de narration de type séquentiel comme dans un
film,  mais aussi des règles de déroulement arborescent
proche des processus de vie artificielle, comme dans les
jeux vidéo.
Ils croisent texte, image, son et comportements...

www.i-do.org est un site réservoir présentant mes programmes expérimentaux réalisés depuis 2001.
Les objets présentés sur « i-do » sont codés en lingo
(le langage de programmation du logiciel Director) ou bien
en action script (le langage de programmation du logiciel
Flash) ou encore programmés dans MAX/MSP.

Depuis quelques années, les logiciels multimédias m'ont permis
de développer un intérêt particulier pour des objets évolutifs
(non finis), hybrides (pouvant allier son, image, texte), ou
automatiques (possédant un degré d'autorégulation et des
capacités de réaction).

Suite à une approche classique des logiciels, je me suis intéressé
à la possibilité de maîtriser et de construire de tels objets par
le langage : le code.
Beaucoup plus souple, le code permet de dépasser les options
d'interface prévues par les logiciels, et de développer des objets
complexes en temps réel : des objets modélisés par le langage
et produits par le calcul .

L'ensemble de mes travaux s'intéresse à la notion de langage 
(parlé ou écrit) en le travaillant comme un matériau brut.
J'expérimente actuellement dans deux directions principales ;
le son et l'image en gardant une idée directrice ; celle de
construire des objets se développant sur des principes de
variations par : accumulation, soustraction, permutation,
dynamique, interactivité…


Jouabilité
Les objets stockés sur ‘i-do' sont de deux natures :

- automatiques : ils n'attendent rien du visiteur pour évoluer.
Il n'y a donc pas de jouabilité au sens relationnel du terme.
Toutefois, je considère qu'un objet qui évolue s'envoie des
données à lui-même et développe une interactivité interne.
Dans ce sens, le jeu est totalement autonome (ça joue).

- semi-automatiques : une action extérieure à l'objet peut
déclencher des évènements dans le processus global du
programme. L'objet peut donc réagir à des stimulis externes
et dans ce sens l'interactivité et la jouabilité sont directement
visibles par la relation (on joue).



Curriculum Vitae de Thierry Guibert

prochainement une édition
à propos du projet "RAM"
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